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COURSE AUX ABONNÉS

“On s’autopiège… 😅“

La course aux “followers“ cela vous parle ? Cette espèce de reconnaissance directe et indirecte, ça vous parle ?

De près ou de loin vous y aviez été confronté (ou y êtes confronté) si vous êtes sur les réseaux sociaux (RS) et RS professionnels.

Dans l’esprit du plus grand nombre, le nombre d’abonnés à une page reflète la popularité de l’entreprise, sa vitrine.

À ce jour une bonne stratégie marketing passe en grande partie par la reconnaissance de la largesse de son réseau numérique (communauté), que cela soit pour une marque ou que cela soit pour un individu. Dans le deuxième cas nous pouvons appeler cela “Name Branding“.

Pour un individu le nombre de connexions, d’amis ou de followers reflète sa notoriété ou son image de marque, sa popularité ou sa monétisation.

En regardant, les “influenceurs“, leurs attitudes et leurs vidéos, nous pouvons nous dire «C’est nul cette vidéo… Quoi ?! 1,3 M de vues… mais comment ?!».

Il est nécessaire de comprendre le fonctionnement du système. Pour cela il faut identifier le taux de concrétisation, en somme, le ratio vues/abonnés/like/partages, pour bien comprendre. En s’y penchant un peu cela change beaucoup de choses… autant le nombre de vues est une chose, autant le nombre de “likes“ lié au taux d’engagement en est une autre. Effectivement, les éditeurs des “graphiques“ prennent les données qui leurs conviennent le mieux afin détailler et/ou de confirmer leur discours. En somme, le nombre de “vues“ n’est pas forcément significatif si vous regardez la vidéo seulement deux pour-cent de sa durée totale. Or, pour certains algorithmes, même ce deux pour-cent compte alors qu’un 90% serait plus approprié.

Tout est une question de point de vue et d’objectif.

Pourquoi vous parler de cela ?

Car nous nous sommes pris au jeu… même ici dans notre entreprise 😅 lol (il faut savoir le reconnaître 😇).

Les réseaux sociaux aident à vous prendre au jeu.

Leur système incitatif à la connexion et au “Scoring“ participe grandement à la recherche de connexion et/ou de reconnaissance virtuel.

En déplacement professionnel dans une grande métropole, capitale de la France et dans une autre capitale de la gastronomie où les bouchons fleurissent à chaque coin de rue, j’ai eu l’occasion d’observer, d’écouter de jeunes et proches collaborateurs professionnels parler de leur réseau… J’ai été stupéfait de certains commentaires, n’ayant aucune place ici. Cependant, le fait d’être jugé et de juger par son réseau est un quotidien dont les RS font leur gagne pain.

Il est rapide d’avoir une réflexion par le nombre de “followers“ ou relations et de juger que cette personne est moins importante que vous car celle-ci a moins de “followers“ ou relations, de ce fait vous vous sentez dominant. C’est valable en sens inverse, c’est à dire l’une de vos futures possible relation a plus de “followers“ ou relations que vous, vous vous sentez en infériorité.

Tout cela est à prendre avec des pincettes, une observation est une observation. Cela dit, il y a de plus en plus d’études évoquant ce sujet sur la valorisation ou la dévalorisation de son image et donc de sa propre perception au travers des RS.

De ce fait, si ce sentiment ou ressenti vous habite ou fait écho, il est nécessaire de prendre conscience de la dangerosité du cercle dans lequel vous vous êtes placé.

À ce jour, certains d’entre nous possèdent deux comptes distincts un pro et un perso sur presque tous les RS. Les audiences sont différentes (comprendre personnes), les publications sont différentes, les objectifs sont différents.

Pourquoi cela ? Car nous (certains) faisons parti de ces personnes réticentes à dévoiler à tout le monde sa vie privée. Ceux ayant accès à notre égocentrisme, intimité, sont triés sur le volet, laissant libre cours à notre naturel sur l’un (privé), alors qu’il est maîtrisé sur l’autre (public).

L’un est du partage, l’autre de la communication. Les objectifs sont, de fait, distincts.

Dans cette première logique, les RS sont un outil permettant de rester en contact de près ou de loin avec des ami(e)s réels. Avoir et prendre des nouvelles activement et individuellement, sans culpabiliser ou que l’on reproche de ne pas en donner ou de ne pas en prendre 😉.

Dans ce cas de figure, l’identifiant est différent du nom réel permettant de répondre à une personne inconnue ou que nous connaissons à peine “je ne suis pas sur les réseaux“ hé hé 😏.

Pourquoi tant de protectionisme ou de schizophrénie ? Car, généralement, nous sommes bien avec nous même, nous n’avons pas besoin de courir après une reconnaissance virtuelle, le nombre d’abonnés ou de nous inventer une vie. Seules les personnes de notre entourage proche font partie de ce cercle “intime“, vous savez ceux avec qui la relation est la même même, cinq ou 10 ans sans s’être vus.

Cependant, il existe des profils qui s’inventent une vie et profite des RS pour cela. L’humoriste Maxime Gasteuil en parle en image de manière ludique et bien mieux qu’ici.

À l’occasion d’un voyage, j’ai appris il y a peu qu’il fallait se mettre devant le lieu ou le monument dont on fait mention sur les RS afin de prouver que nous y sommes bien allés… Pour le plus grand nombre, il est difficile de concevoir cela, de concevoir que certains utilisent des photos mises à disposition sur le web pour faire croire qu’ils y sont bien allés ou qu’ils possèdent quelque chose qu’ils n’ont pas #naiveté… En effet, bien souvent les photos prises lors d’un voyage (par exemple) sont prises pour soi-même ou à destination du cercle de proches, il n’est donc pas nécessaire de prouver à ce cercle que les photos publiées sont notre propriété. À contrario, les influenceurs doivent construire une relation parasociale avec leurs abonnés, followers, connexions, impliquant que pour maintenir un engagement de leur part, ils doivent mettre en place un certain degré d’intimité, un degré de « confiance » avec leur communauté au travers de « preuves ».

Le site @PEERSPACE permet de louer des espaces spécifiques afin initialement d’organiser des réunions ou des tournages. Une majorité des clients de ces sites exploitent ces “outils“ à des fins professionnelles sans détourner leur usage. Certains “influenceurs“ s’en servent pour s’inventer une vie, monétisant un contenu fictif présenté comme réel.

Ils utilisent les RS comme un outil de communication et source potentielle de revenus.

Arrivé à un certain niveau d’ascension sociale par l’argent et la créativité, ils partagent leur “lifestyle“ devenu réel confirmant leur “statut social“ dans la vie privée.

Tous ces schémas sont réels, aucun ne souffre de critiques car chacun est libre.

Néanmoins, une question est latente… Comment réagirait un “influenceur“ si la courbe de croissance de ces followers ralentissait ou même diminuerait…? Hihi

C’est toute la question de la perversité du système… telle est la course à la croissance 

Différents articles évoquent le sujet,

Faites vous une opinion 😉

Il existe un article qui traite ce thème de manière similaire même si cela reste exclusivement sur le réseau social Twitter

https://blogs.mediapart.fr/vivre-est-un-village/blog/200815/psychanalyse-de-le-influence-sur-twitter-et-autres-reseaux-sociaux

Stay tuned